La respiration est utilisée comme une pompe, l’énergie circule alors beaucoup plus vite dans le corps.  L’énergie monte, chauffe ce qui est figé et qui est isolé.  De « chauffer » l’énergie bloquée la fait fondre, comme de la glace et  la libère. Ce qui a été congelé est chauffé, inclus dans le reste.

« Je respire comme je vis et je vis comme je respire. Je libère ma respiration, je libère ma vie. J’accepte ma respiration et j’accepte ma vie. Je peux, je suis invitée à être moteur, observateur et à accueillir avec confiance » :

La respiration va s’appuyer sur cinq principes. Cinq principes qui sont tout autant philosophie de vie. Ils sont la marche à suivre et l’essence même du processus. Tous cinq sont interdépendants et sont à la base et au sommet du cheminement : à la fois, moteurs et créateurs du phénomène et à la fois, objectifs, finalités du souffle et de la vie. C’est ce dont le souffle et la vie ont besoin pour s’ouvrir et ce que l’on découvre.

L’inspiration, c’est l’élan, le choix de prendre, de s’ouvrir, de s’engager, d’être acteur. C’est le temps volontaire, conscient et responsable. De la qualité de l’inspiration et de l’engagement dépend le lâcher prise.

L’expiration, c’est le lâcher prise, c’est l’accueil, l’ouverture. C’est une petite mort qui permet à la vie d’être.

La conscience, c’est dans le sens d’être témoin, en observation avec ce qui est offert, vécu. Je regarde, je ressens. La conscience n’est pas perdue, elle est plus grande, libérée de l’ego, neutre, en observation, en sensations et ressentis purs.

L’acceptation : elle est essentielle, dans la respiration consciente, où rien n’est programmable, prévisible. Arrive ce qui arrive. L’acceptation est alors l’abandon de la lutte pour la traversée. Au lieu de résister, je rentre dedans. C’est aller dedans, regarder, exprimer qui résout. C’est l’acceptation qui s’impose comme solution… Elle permet le lâcher prise, le passage, et la transformation : Se connaître, s’accepter est aussi indispensable, et cela passe par le corps, interlocuteur et acteur à part entière de cette connaissance. Accepter de lâcher dans le corps, cela soulage et cela ouvre, dégage d’autres niveaux. L’acceptation non seulement ne réduit pas, n’enferme pas mais elle offre la liberté.

La justesse : Ce qui arrive est juste, quoi que ce soit. Il n’y a ni d’attente, ni de jugement à avoir. La justesse rime avec foi, avec confiance. C’est une dimension spirituelle, du domaine de l’être. Ce n’est là religiosité mais foi. 

« L’existence est pour moi, j’ai intérêt à faire confiance »

La respiration cyclique est une respiration à deux temps inspiration et expiration, sans pose entre ces temps. C’est l’amplitude et le rythme de l’inspiration qui module la profondeur et la qualité de la récolte. La récolte étant ce qui émerge et se libère.

Le premier temps de la respiration demande effort et volonté dans l’inspiration en même temps qu’abandon dans l’expiration. À cette phase générante, suit un temps de laisser vivre et exprimer ce qui a émergé. Au cours d’une même séance, il peut y avoir une succession de cycles.

La respiration se pratique lors de séances individuelles. Le plus souvent, alors, c’est en position allongée. Elle peut aussi se pratiquer en groupe accompagnés deux par deux ou tout le groupe ensemble. Il existe tout un possible de propositions selon la thématique présente, les participants, et l’énergie ressentie. Cela peut être respiration dans la nature, respiration avec contact dans les yeux, respiration en musique. Les morceaux musicaux attentivement choisis et orchestrés amènent un support et génèrent des ouvertures différentes tout en incluant encore plus le corps et les mouvements spontanés.

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